Gardiens des cités perdues -1

Gardiens des cités perdues – Shannon Messenger

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à haute voix. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 

CE QUE J’EN AI PENSÉ

Avant toute chose, je dois vous dire que Gardiens des cités perdues est mon gros coup de coeur de l’année 2019. Alors, je vous entends d’ici, ça date de Mathusalem au moins et je suis grave à la bourre mais mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? Pour une fois, ce n’est pas l’effet « tout le monde en parle » qui a freiné ma lecture mais surtout l’impression que cette saga allait être trop jeunesse pour moi. Et finalement, à force de la voir encensée par une majorité de blogueurs, j’ai décidé de me jeter à l’eau. Au cours de mes recherches sur la blogosphère, j’ai souvent vu que ce premier tome avait rappelé à beaucoup l’univers d’Harry Potter… Je n’ai, pour ma part, absolument pas ressenti la moindre connexion entre le monde de Shannon Messenger et celui de J.K. Rowling. Sans doute, que la première a lu la seconde, mais de là à dire qu’elle s’en est inspiré… Cela reste à voir.

« Je préfère encore être punie pour avoir fait le bon choix que vivre avec la culpabilité de m’être trompée pour le restant de mes jours. »

Alors GDCP (de son petit nom), qu’est ce que c’est ? Un roman jeunesse, oui, mais pas que ! Ce sont sept tomes déjà parus chez Lumen (et un huitième prévu pour novembre 2019), ce sont des personnages hauts en couleur, des univers incroyables, des créatures fantastiques et des aventures palpitantes. Et en plus, c’est bourré d’humour ! Que demander de plus ? Pour une fois, je n’ai pas trop eu le sentiment de me trouver dans l’introduction de la saga et c’est vraiment un point fort. J’ai même trouvé que tout s’enchainait parfois très vite, comme si nous, lecteurs, étions déjà au courant de tout ce qui régit ce monde elfique. Mais au lieu de me perdre, cela m’a carrément donné envie de m’accrocher avidement pour en apprendre plus dans la suite. Qui plus est, le personnage de Sophie est si attachant, si puissant mais si humain qu’on la suivrait volontiers jusqu’au bout du monde. Les nombreuses émotions qui la submergent au fil du récit nous touchent en plein coeur, nous font rire et pleurer, nous font espérer une fin heureuse pour cette adolescente dont la vie a basculé complètement.

« Cette nuit-là, Sophie rêva que les elfes des biscuits la retenaient en otage jusqu’à ce qu’elle ait maîtrisé toutes leurs recettes. Puis elle leur disait préférer les Oreo, et ils essayaient alors de la noyer dans un grand chaudron de caramel mou.
Elle se réveilla en sueur et décida que le sommeil, c’était surfait. »

Sophie n’était qu’une jeune humaine mise à l’écart, submergée par les pensées des autres. En quelques pages, elle devient le héros d’une aventure qui la dépasse et elle découvre par la même occasion que ce qu’elle considère depuis ses cinq ans comme un supplice est en fait un don unique ! J’ai particulièrement apprécié que l’on entre dans le vif du sujet aussi rapidement. Lorsqu’on fait la connaissance de Sophie, tout comme elle, on ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive. Le point positif, c’est que, à l’instar du lecteur, Sophie est novice dans l’univers qu’elle appréhende petit à petit, ce qui nous permet d’apprendre en même temps qu’elle et ça, c’est plutôt chouette parce que ça nous donne l’impression de faire partie de cette aventure avec elle. Et surtout, l’univers imaginé par Shannon Messenger est vraiment, vraiment très riche. Au delà des lieux et des différents peuples qui habitent ce macrocosme, on a également le plaisir de découvrir des créatures, des aliments et des langages tous plus saugrenus, extravagants mais extraordinaires les uns que les autres.

« La magie, c’est un concept stupide inventé par les humains pour essayer d’expliquer des phénomènes qu’ils ne comprennent pas. »

Et cela devient notre nouvelle norme, à nous, pauvre lecteur humain ! On espère trouver dans nos placards de quoi confectionner des eclaterolles, pouvoir adopter un lutin poilu aussi mignon qu’Iggy ou encore croiser dans nos forêts un Verminion (quoi que…). Bref, mettre un pied dans l’univers des Gardiens des cités perdues, c’est prendre le risque de devenir complètement accro et de dévorer la saga en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Titre : Gardiens des cités perdues – 1
Auteur : Shannon Messenger
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 517 pages
Date de sortie : 15 mai 2014
Prix support papier : 15,00€
Éditions : Lumen Éditions

2 commentaires

  • Pomme

    Hello 🙂 j’aie adoré le premier tome, je l’ai lu il y a un an je pense. Par contre je n’ai toujours pas lu la suite mais elle me tente beaucoup, je me suis beaucoup attaché à Sophie et j’ai hâte de savoir la suite de ces aventures !

    • Masha

      Oui Sophie est vraiment un personnage qu’on a envie de retrouver et de suivre, et les personnages secondaires ne sont pas en reste ! 😊 J’ai lu les quatre premiers tomes presque les uns à la suite des autres et j’ai hâte de retourner me plonger dans le tome 5 🥰

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