La Sirène et le scaphandrier – Samuelle Barbier

New York. Zach est enfermé dans une cellule, il paie sa dette à la société.
Londres. Hanna est enfermée, elle aussi. Elle vit recluse dans son appartement, incapable d’en franchir le seuil.

Poussée par son psychologue, elle s’inscrit à un programme pour correspondre avec des prisonniers et fait la connaissance de Zach, qui attire son attention dès ses premiers mots. Et s’il offrait à Hanna une liberté qu’elle pense hors de portée ?

CE QUE J’EN AI PENSÉ

La lecture de La Sirène et le scaphandrier a commencé comme un hasard et s’est terminé comme une claque. Une jolie claque qui m’a rappelé qu’on pouvait avoir de belles surprises en se plongeant dans un roman sur lequel on aurait pas forcément misé. Mais la couverture me faisant ostensiblement de l’oeil, et puisque Samuelle Barbier a été découverte sur la plateforme Fyctia, jusqu’à gagner le « Prix Télé-Loisirs du roman de l’été », présidé par Virginie Grimaldi, ma curiosité a eu raison du reste. Et finalement, ce sont sans doute les lectures que je préfère, celles qui nous prennent sans crier gare et qui nous emmènent loin dans l’émotion.

« Un long chemin commence par un premier pas. »

La sirène, c’est Hannah, une jeune femme qui s’enferme après un traumatisme et qui ne trouve pas le courage suffisant pour aller au-delà du pas de sa porte. Les seules relations qu’elle entretient sont avec son psy, son facteur et la vue sur la Tamise depuis son appartement. Pour le reste, Hanna reste prisonnière de ses démons, enfermée dans sa tour d’ivoire dans les vestiges de son passé. Le scaphandrier, c’est Zach, un jeune homme qui paie pour ses crimes dans une prison de New York. Sa peine de six ans est pour lui un moyen de réfléchir à tout ce qui ne va pas dans sa vie, et pourquoi pas, à une manière d’en sortir grandi. Un océan les sépare mais après quelques lettres, chacun trouve dans l’autre une raison de se battre et d’avancer.

« On peut réparer tous les dégâts physiques qu’on veut, l’âme, elle, elle n’oublie rien. »

Ce qui m’a fait aimer de suite cette lecture, c’est sa forme semi épistolaire qui fait souffler un vent de légèreté dans la trame narrative. Chaque chapitre prend vie autour d’une lettre que le personnage commente et argumente pour nous. En plus de l’échange entre les deux protagonistes, cela permet d’échanger avec le lecteur qui se sent comme le témoin privilégier de la relation qui se tisse entre Hanna et Zach. Ces-derniers ne sont d’ailleurs pas clichés pour un sous, et même emprunt de sincérité. Et si j’ai trouvé que tout allait un peu vite avec du recul, sur le coup j’ai apprécié la simplicité du lien qui se créer entre ces deux âmes que seul le hasard pouvait rapprocher.

« Je pense que les chansons les plus fortes sont celles qui nous donnent l’impression qu’on aurait pu les écrire, si seulement on avait réussi à trouver les mots. »

Cette histoire est une ode à la reconstruction, un message toujours positif pour ceux qui douteraient de leur force et de leur capacité à toujours se relever. L’auteure nous montre ici que tout est possible, pour peu qu’on croit en soi et qu’on s’en donne les moyens. Chaque rencontre est bénéfique, les plus belles souvent dues au hasard, peut-être même à la destinée, peuvent nous élever au-delà de nos espérances.

Titre : La Sirène et le scaphandrier
Auteur : Samuelle Barbier
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 226 pages
Date de sortie : 13 juin 2019
Prix support papier : 16,95€
Éditions : Hugo Roman

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