Livre papier & liseuse électronique : le kit de survie de la lectrice compulsive ?

On peut être un grand consommateur de livre papier et être attiré par l’achat d’une liseuse. Ce n’est pas une aberration, ce n’est pas même une trahison. C’est juste une évolution, parfois une petite révolution dans notre manière de consommer le livre. Je suis une « anti » repentie, une de celles qui refusaient tout contact avec la liseuse électronique, et pourtant j’ai cédé à la tentation il y a quelques mois et cet article a pour but de vous raconter l’histoire de ce changement dans ma vie de lectrice.

Pourquoi j’étais contre il y a quelques années ?

Parce qu’on ne peut décemment pas défendre le livre papier et laisser mourir les librairies en ne lisant QUE du numérique. Enfin, ça c’est l’avis très tranché que j’avais lorsque les premières liseuses ont fait leur apparition et qu’on me proposait régulièrement d’en faire l’acquisition. Je ne comprenais pas vraiment comment on pouvait apprécier lire sur un support numérique, comme si le fait de lire sur un téléphone pouvait remplacer le plaisir de tourner les pages d’un livre, un vrai !

Pourtant j’ai lu pendant longtemps sur support électronique et je dois bien reconnaitre que j’y ai vécu des lectures plus que géniales. C’est d’ailleurs sur ma tablette numérique que j’ai fait la connaissance d’un de mes bookboyfriends préférés : Travis Maddox ! En bref, je ne voulais pas en entendre parler mais j’avais déjà fait un pas vers le changement. Parce qu’il faut bien le reconnaitre, dans beaucoup de situations, le ebook apparait comme un sauveur !

Pourquoi j’ai changé d’avis ?

Parce qu’il n’y a que les c*** qui ne changent pas d’avis et qu’il faut vivre avec son temps ! Même si la liseuse ne remplacera jamais un livre papier, j’ai trouvé un certain nombre de qualités à lui attribuer qui ont fait pencher la balance du côté de l’achat de l’objet en question. Lorsqu’on aime le livre et surtout le bon gros broché, on comprend vite pourquoi il est utile, voire carrément nécessaire, d’avoir une liseuse. Eh oui, lorsqu’on peut remplacer la brique de 800 pages par une bibliothèque de 200 grammes, ça change franchement la vie. Pour moi qui eus passé beaucoup de temps dans les transports, et qui ne pouvait pas se déplacer sans un bon bouquin à dévorer, la liseuse a sauvé l’alignement de ma colonne vertébral et quelques anses de sacs (qui finissaient par rendre l’âme à force de porter 40 fois leur poids :D).

En prime, la liseuse permet une discrétion que le livre n’offre pas toujours. Et lorsque votre petit plaisir du moment, c’est de bouquiner la dernière romance à la mode, le monsieur tout en tétons et tablettes de chocolat sur la couverture n’aide pas forcément à passer inaperçu !

Pourquoi ça révolutionne le quotidien de la lectrice chevronnée ?

Parce qu’on a beau être amoureuse de l’objet livre, c’est clairement un plus de pouvoir passer de l’un à l’autre selon la situation. La plupart du temps, quand je suis chez moi, je lis sur le support papier parce que j’aime m’émerveiller sur les couvertures et leurs petits détails, caresser le papier, tourner les pages, etc. Par contre, lorsque je sors ou que je pars me coucher (mais que je dois laisser dormir M. Mashin), c’est la liseuse qui prend le relai. Pour moi, cette dernière est l’extension du livre papier, et je passe sans arrêt de l’un à l’autre. En revanche, et pour rester fidèle à mon engagement envers le livre, j’essaye toujours de posséder l’exemplaire papier dans ma bibliothèque et d’avoir, de ce fait, une copie de celui-ci dans ma liseuse pour ne pas être dans la complète illégalité et surtout pour respecter les professionnels du livre. Question de principe !

En bref…
Les bons points de la liseuse :

⋅ Elle est maniable et légère. On a tous vécu l’engourdissement des bras en tenant un livre au dessus de sa tête, ou les pages qui se referment aléatoirement et qui nous perdent dans notre lecture. Avec la liseuse, on a enfin la possibilité de lire dans n’importe quelle position sans problème, et toujours à la bonne page.

⋅ Elle a un éclairage bien particulier, totalement différent de celui des tablettes, téléphones et ordinateurs, qui permet un confort de lecture sans abimer, ni fatiguer nos petits yeux fragiles. J’étais moi-même assez sceptique, parce que les écrans ont tendances à me filer des migraines infernales et la liseuse ne m’a jamais fait souffrir ! De plus, elle permet de lire en extérieur, même si le soleil brille comme un dingue. Et ça, c’est plutôt pratique pour passer ses vacances à lézarder sur la plage avec nos sagas préférées. 😉

⋅ Elle vous permet d’emporter toute votre bibliothèque avec vous, sans jamais prendre un gramme.

Les petits moins de la liseuse :

⋅ Elle ne sent pas le livre ! 😀

⋅ Elle peut, dans certains cas, se montrer capricieuse. Si vous prenez une Kindle, le format est propre à Amazon (d’habitude, les ebooks sont au format .epub mais chez Amazon, ils sont au format .azw). Si vous achetez sur le store, aucun problème. Mais si vous voulez importer des ebooks depuis un ordinateur sur votre liseuse, il faut les convertir. Spoiler alert ! Ce n’est absolument pas compliqué et vraiment à la portée de tous. Personnellement, j’utilise Calibre qui permet de convertir les .epub en .mobi, qui est un format lu par le kindle. Cela prend trois minutes, on peut même modifier les métadonnées du ebook au passage et voilà, il n’y a plus qu’à l’envoyer sur votre liseuse chérie. Rien de bien sorcier !

Pour conclure, cet article n’a pas pour but de faire l’éloge d’un support ou d’un autre mais plutôt de faire état de mon ressenti après six mois d’utilisation de ma liseuse. Je suis une adoratrice de l’objet livre, ma bibliothèque ne cesse de s’agrandir et rien ne pourra jamais me défaire de cette passion. Malgré tout, l’évolution de mes habitudes de lecture, de ma vie personnelle et de mon budget m’a conduit vers cet objet pratique, que je considère comme un outil, un bonus apporté au livre papier et non comme une alternative. On a le droit de ne pas aimer la liseuse électronique, on a aussi le droit de changer d’avis et de lire comme on l’entend sans culpabiliser. 😉

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