Objectif Montpellier Reine !

Avril 2015 (Photo non contractuelle)

Lundi 1er avril 2019 signait pour moi le début d’une nouvelle aventure. À ceux qui avalent les kilomètres comme des boulimiques en crise, mon objectif va paraitre bien ridicule. Et pourtant, il faut bien commencer quelque part, non ? Je ne suis pas une ultra novice de la course à pied, ni même du sport en général. J’en ai pratiqué étant enfant, à l’école comme tout le monde, mais aussi en club, puis dans un conservatoire lorsque je me suis mise à la danse classique. Une blessure m’a fait arrêter le sport, même en milieu scolaire jusqu’au bac et m’a fait perdre, par la même, mon capital musculaire et motivation.

Et puis un jour, j’ai eu envie de bouger mon gras. Les copines aidant, j’ai décidé d’aller faire un tour à la salle de sport mais aussi de me mettre à la course à pied. À l’époque, j’habitais Rouen, non loin des quais de Seine, un cadre pas trop dégueu pour s’aérer en brulant les calories. Je préviens tout de suite, courir seul, ça me gonfle. Tant qu’on y est, je trouve que courir pour courir, finir en transe et rouge comme une écrevisse au bout de 30 secondes, c’est contre productif. Et puis, moi la grande fumeuse et la bonne vivante, je crachais mes poumons tous les 2 mètres et ça, c’est vraiment pas engageant pour la suite. Mais revenons à nos moutons. Courir seule, ça me gonfle, mais à plusieurs, ça peut devenir sympa. Avec les copines, ça donne une occasion supplémentaire de refaire le monde, on peut mater et commenter tout en faisant un geste pour notre cul ! Comme d’habitude, j’ai tenu trois mois (soit le temps de l’abonnement à la salle) et puis après je suis passée à autre chose (déménagement, reprise d’études…). J’avais clairement de quoi m’occuper sans pour autant me rajouter des séances de sport !

Il y a six mois, on me diagnostique enfin une endométriose peu profonde mais très douloureuse. Entre soulagement et dépit, je me retrouve avec un traitement hormonal qui s’avère avoir un impact énorme sur ma vie et surtout, sur mon corps que je vois changer irrémédiablement. Je fais quelques séances de sport par semaine sur mon tapis de sol, à la maison. J’intègre une séance de yoga quotidienne dans ma routine matinale. Je fais attention à tout ce que je mange. Monsieur Machin et moi-même nous lançons dans un mois sans sucre au début de l’année. En bref, je mets toutes les chances de mon côté pour que les hormones cessent de me jouer des tours. Résultat : ma balance est formelle, mes vêtements aussi, j’ai pris plus de 10 kilos malgré tous mes efforts. C’est la douche froide. J’en viens à me demander si je ne vais pas revenir au point de départ et foutre par la fenêtre le traitement qui, pourtant soulage enfin plus de 10 ans de douleurs.

Je pleure, je peste, j’enrage, j’en parle à mes amies. Je leur demande ce qu’elles feraient à ma place : arrêter le traitement et voir revenir l’endométriose ou garder le traitement et continuer à gonfler comme un ballon ? Leur réponse : « HORS DE QUESTION QUE TU ARRÊTES LE TRAITEMENT ». Et je sais qu’elles ont raison. La seule solution envisageable à ce stade, c’est de ressortir les baskets et aller courir pour tenter de terrasser les bourrelets qui s’installent tranquilou ! Une de mes amies me propose un challenge en commun : s’entrainer pour une course caritative qui a lieu dans notre ville à la fin du mois de mai, la Montpellier Reine. Courir pour le Cancer du Sein, c’est clairement OK pour moi, d’autant que ça me touche particulièrement. Et puis, 5km, c’est pas la mer à boire, alors j’accepte immédiatement et nous voilà embarquées vers un changement de vie, qui je l’espère, se fera sur le long terme.

Nous avons deux mois tout pile pour dérouiller un peu nos carcasses et atteindre l’objectif des 5km, le rendez-vous est pris. Je vous retrouve très vite pour le bilan de cette aventure ! 😉

Marie

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