Une braise sous la cendre – Sabaa Tahir

Une braise sous la cendre

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

CE QUE J’EN AI PENSÉ

Cela faisait un moment que le livre traînait dans ma pile à lire, et malgré tout le bien que j’entends à son propos depuis quelques années, j’avais toujours autre chose à lire avant de me lancer dans l’aventure Une braise sous la cendre. Et puis, j’ai toujours une petite appréhension quand je me lance dans ce genre de lecture, parce qu’on a toujours beaucoup plus d’attentes pour un livre dont tout le monde parle en des termes élogieux… Mais quand j’ai rejoint le challenge #Bookstasorciers sur Instagram, et que ce premier tome entrait parfaitement dans la catégorie « J.K. Rowling : Un best-seller », j’ai décidé qu’il était temps de m’y coller. Et maintenant que j’en ai terminé la lecture, je me demande bien pourquoi je n’ai pas pris le temps de le lire avant !

« Tu fais partie de nos rêves. Tu brûleras, car tu es une braise sous la cendre. »

Le premier point fort de ce livre réside dans son univers bien particulier mais riche et captivant. Même s’il ne révolutionne en rien le genre, j’ai trouvé que la localisation désertique de l’action permettait d’ajouter un aspect écrasant à l’intrigue déjà bien étouffante. D’ailleurs, les passages qui se déroulent dans les dunes font partis des moments les plus forts du livre, selon moi. Pour ce qui est de l’histoire de base, on sait que deux mondes s’opposent : les martiaux, force armée de l’empire et les érudits, peuple qui détient la connaissance. Les premiers ont décidé d’attaquer les seconds afin de les réduire en esclavage, et de les empêcher de s’instruire et de diffuser le savoir.

Quand nous entrons dans ce premier tome, nous sommes à quelques minutes d’un raid lancé par les martiaux contre une famille d’érudits. C’est alors que nous rencontrons le premier personnage principal, Laia, qui va voir ses grands parents exécutés et son frère enlevé par les martiaux pour avoir dessiné quelques secrets du peuple martial. En parallèle, nous faisons la connaissance d’Elias, un Mask, c’est à dire, un soldat d’élite de l’armée de l’empire, qui s’avère n’être pas complètement fidèle aux préceptes de ses pairs. Et si, au premier abord, Laia et Elias n’ont rien en commun, on comprend au fil des pages qu’une chose essentielle les unit : aucun des deux n’est libre ! S’en suit alors une multitude de rebondissements durant lesquels ces deux personnages dont les vies ne cesseront de se croiser, vont évoluer, se mettre en danger, s’entre-aider et finalement se lier.

« La peur est ton ennemie seulement si tu acceptes qu’elle le soit. »

J’ai particulièrement apprécié l’univers et la manière dont on entre directement dans le vif du sujet. Et même si toutes les informations ne sont pas claires dès le début, on comprend assez rapidement le fonctionnement de ces castes et de ce monde où, pour survivre, il faut savoir faire profil bas et surtout ne faire confiance à personne. J’ai trouvé les personnages attachants et bien construits dans l’ensemble même si certains mériteraient selon moi quelques lignes supplémentaires (notamment dans le groupe de résistants).

L’histoire générale, celle qui concerne l’empire et ses protagonistes, est interessante et prend vie au fur et à mesure que l’on en apprend plus sur les personnages secondaires. Il y a parfois des moments difficiles, des scènes violentes et déroutantes. Mais c’est globalement une belle histoire sur le courage d’être qui on veut être, de se dépasser et s’accomplir en s’affranchissant des règles et des contraintes de notre sang ou de notre naissance. 

« Le devoir avant tout. Jusqu’à la mort. »

Malgré tout, il me semble que la multiplication des créatures mystiques telles que les goules, les djinns ou les efrits n’a pas grand interêt dans l’histoire ou manque de développement, au-delà de l’aspect « contes et légendes ». De même, le triangle amoureux est parfois un peu surfait.

Mais ces petits défauts n’altèrent en rien la qualité indiscutable de ce premier tome. À suivre donc dans le second volet de cette saga, que je lirai très prochainement ! 

Titre : Une braise sous la cendre
Auteur : Sabaa Tahir
Genre : Fantasy / Dystopie
Nombre de pages : 528 pages
Date de sortie : 15 octobre 2015
Prix support papier : 18,90€
Éditions : Pocket Jeunesse

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