Vicious – V.E. Schwab

Le combat du mal contre le mal absolu. 

Autrefois, Eli et Victor étaient les meilleurs amis du monde. Mais cette époque est bien finie. Elle est même… morte et enterrée.
À la fac, Eli le brun et Victor le blond partagent la même chambre. Ils sont inséparables et pourtant absolument aux antipodes l’un de l’autre. Victor, c’est l’ombre : complexe et torturé, il passe ses journées à noircir les ouvrages de développement personnel de ses parents pour laisser apparaître des slogans d’un pessimisme saisissant. Eli, c’est la lumière – un garçon fascinant, doté de toutes les qualités, charismatique et solaire. Pourtant, sous la surface lisse du visage parfait de son ami, Victor entrevoit des démons inavouables. Et il n’est pas au bout de ses surprises…
Car un jour, Eli fait la découverte du siècle : des pouvoirs surhumains semblent se manifester chez ceux qui ont subi une expérience de mort imminente. On les appelle des EO – pour  » ExtraOrdinaires « . Aveuglés par l’ambition et la curiosité, les deux amis se lancent un défi insensé : celui de frôler la mort pour percer ce mystère. Malheureusement, leur tentative tourne au désastre. Dix ans plus tard, Victor croupit en prison, tandis qu’Eli est acclamé en héros. Mais ce que le monde entier ignore, c’est que le véritable monstre rôde dehors, en toute liberté…

CE QUE J’EN AI PENSÉ

J’avais tellement entendu parler de Victoria Schwab depuis la sortie de Shades of Magic (que je n’ai toujours pas lu), que quand j’ai appris que son nouveau roman sortait chez Lumen au début du mois de février, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de découvrir sa plume.

« Tu es un héros… Celui de ta propre histoire du moins. »

Je ne suis pas là pour enjoliver les choses et je parle sans détours. De ce fait, je ne vous dirais pas que j’ai adoré absolument tout le roman. J’ai même eu beaucoup de difficultés à rentrer dans l’univers de Vicious pendant une bonne grosse centaine de pages. Je ne sais pas trop si j’avais du mal à quitter les cités perdues ou si je n’arrivais pas à trouver un point d’attache dans cet univers un peu sombre. Toujours est-il que le début a été laborieux pour moi, à tel point que je lisais parfois une page pour abandonner aussi sec, en regrettant de ne pas pouvoir me plonger dans un autre ouvrage (challenge bookstasorciers oblige !).

« Perdez-vous. renoncez. Rendez les armes. En fin de compte mieux vaut capituler avant d’avoir commencé.
Perdez-vous. Perdez-vous et alors, peu importera qu’on ne vous retrouve jamais… »

Et puis, un jour j’ai repris ma lecture et la magie a opéré. Ce n’est pas mon livre préféré du moment mais c’est une vraie bonne surprise lorsque je prends du recul sur cette lecture. Passé la difficulté du début, et une fois l’univers assimilé, on se laisse carrément prendre au jeu de la poursuite et de la vengeance. Ce qui m’a bloqué au début m’a énormément plu à la fin. Comme quoi, il est bon de persévérer parfois !

« – […] Pourquoi tient-il tant à nous exterminer ? Il a pourtant admis être un EO, lui aussi.
– Et il ne t’a pas menti.
– Mais… quel est son pouvoir ?
– L’arrogance suprême. »

Pour rentrer un peu plus dans le vif du sujet, les personnages sont très particuliers, tous autant qu’ils sont et c’est difficile de les cerner au début. La dualité entre Victor et Eli est aussi amusante qu’effrayante, et même si on ne comprend pas très bien comment ces deux-là ont bien pu devenir amis, ça fonctionne. De plus, la temporalité multiple est parfaitement exécutée, sans jamais nous perdre entre passé et présent et sans jamais nous faire tomber dans la monotonie puisqu’il n’existe aucune linéarité dans ce récit. Tout est question de palier. Les informations nous sont distribuées au compte goutte, au fur et à mesure des flashbacks, ce qui permet au lecteur d’être immergé dans l’histoire et d’attendre avec impatience que l’un ou l’autre des protagonistes lui donne la prochaine pièce du puzzle.

« Nombreux sont les êtres humains qui ont tout d’un monstre,
et nombreux les monstres qui savent se faire passer pour humains. »

Cette mise en avant du « mal » et du « encore plus mauvais » est vraiment unique. En tout cas, c’est la première fois que je vois des personnages aussi mauvais surenchérir encore par leur malversations. On choisit forcément le moindre des maux et on s’accroche à lui en espérant qu’il triomphe à la fin, comme un héros qu’il n’est pas. En bref, Victoria Schwab fait sauter les frontières entre le bien et le mal et on prend du plaisir à laisser s’exprimer notre côté sombre.

Titre : Vicious – 1 : Evil
Auteur : V.E. Schwab
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 532 pages
Date de sortie : 7 février 2019
Prix support papier : 16,00€
Éditions : Lumen Éditions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :