La Ville sans vent de Éléonore Devillepoix

La Ville sans vent de Éléonore Devillepoix

À dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d’Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…

Lui recherche l’assassin de son maître,
elle le père qu’elle n’a jamais connu.
Lui a un avenir. Elle a un passé.

Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

CE QUE J’EN AI PENSÉ

J’ai terminé récemment La Ville sans vent de Éléonore Devillepoix et, peut-on s’arrêter 2 minutes sur la beauté de l’objet ?! Du noir, du blanc et du doré qui scintille… C’est un grand oui ! Du coup, j’ai croisé les doigts très fort pour que l’intérieur soit aussi quali que l’extérieur et, c’est avec soulagement que je vous annonce que OUI ! Et on me dit dans l’oreillette que le deuxième tome est tout aussi magnifique, et tout aussi génial… mais je vous en parle plus tard ! Parce que ce premier tome est déjà une excellente surprise et ce, pour plusieurs raisons.

Au loin se dressait Hyperborée, dont le dôme surgissait de la neige comme une gigantesque bulle dorée.

Un des points positifs de ce roman selon moi, c’est l’absence, ou presque, de romance. Et ça n’est pas pour me déplaire pour la simple et bonne raison que ça change vraiment de ce qu’on lit d’habitude. En effet, les sagas fantastiques du moments font souvent la part belle à l’amour et/ou la passion, laissant parfois ce pan là de l’histoire prendre le dessus sur le reste. Ici, les deux protagonistes principaux ne sont pas un couple et n’en seront jamais un ! Et c’est vraiment rafraichissant, en même temps de rendre leur relation et ce qui en découle vraiment intéressant. Arka et Lastynanax ne sont pas vraiment ce qu’on peut appeler des âmes sœurs, destinées à se rencontrer et tout le bazar, bien au contraire. La première est aussi tumultueuse que le second est placide. Après des débuts plus que compliqués en tant que mentor et élève, leur relation évolue pour devenir presque fraternel. On sent petit à petit que Lastynanax essaie de comprendre, et respecte sa cadette indisciplinée et qu’il décide de lui accorder le bénéfice du doute. Et même s’ils passent la majeur partie du temps à s’agacer l’un de l’autre, le lecteur aura plaisir à suivre les joutes verbales qui en résultent.

– C’est fermé à clé. Vous savez forcer une serrure, Maître ?
– Je suis mage.
– Y a rien d’incompatible.

Mais Lastyanax et Arka ne sont pas les seuls personnages d’Hyberborée que l’on a envie de suivre. Tout aussi travaillés que les protagonistes de ce premier tome, leurs comparses et leurs ennemis apportent les rebondissements nécessaires à l’évolution de l’intrigue. Ou devrais-je dire DES intrigues, puisqu’on en a un paquet dans cette cité aux airs privilégiées qui bouillonne de l’intérieur. Entre problèmes de castes, place de la femme dans la société hyperboréenne, meurtres déguisés et rebellions, ce tome, aux allures de roman d’apprentissage, semé d’embuches ne nous laisse aucun répit, une fois passé les quelques 100 premières pages nécessaires à l’auteure pour poser son décor. Un léger défaut que l’on pardonne puisque ledit décor est soigné et riche. Les descriptions d’Hyperborée nous y transporte, les couleurs, la magie et les allers et venues en tortue (oui, en tortue !)… tout est fait pour nous embarquer au cœur de l’histoire. En excellente stratège, Éléonore Devillepoix ne cesse de rebattre les cartes pour nous lancer sur de nouvelles pistes, nous perdre, nous rattraper et toujours nous fasciner. Une chose est sure, on ne s’ennuie pas jusqu’à la fin, avide de savoir ce qui se trame réellement sous l’allure parfaite de la lumineuse Hyperborée.

La vie est si fantasque qu’on s’étonne parfois de la voir se conformer, malgré les hasards et les incertitudes, à un plan décidé des années auparavant.

J’ai aimé vivre au rythme des sept niveaux qui composent Hyperborée, j’ai aimé plonger dans les intrigues politiques et les complots qui pullulent au conseil, découvrir l’histoire d’Arka, de Lastyanax, du Basileus et des autres, découvrir leur magie et suivre toutes leurs pérégrinations… et rester sur ma faim lorsque le point final est arrivé ! Et je peux déjà vous dire que le deuxième et dernier tome de cette duologie est une petite pépite qui réserve encore son lot de surprises !

En bref, si vous aimez la fantasy, vous pouvez y aller les yeux fermés.

Titre : La Ville sans vent
Auteur : Éléonore Devillepoix
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 442 pages
Date de sortie : 3 juin 2020
Prix : 18€
PLIB 2021 : #ISBN9782017108443
Éditions : Hachette Romans

La Neuvième maison de Leigh Bardugo

La Neuvième maison de Leigh Bardugo

la neuvième maison de leigh bardugo

Alex Stern, 20 ans, la seule survivante d’un massacre inexpliqué, se voit offrir la chance d’intégrer l’université de Yale. Elle est en même temps recrutée par une société secrète, Lethe, la neuvième maison qui supervise huit autres maisons magiques dans lesquelles des personnalités pratiquent la magie. Alex a été choisie car elle peut voir les fantômes, les posséder et voler leurs pouvoirs.

CE QUE J’EN AI PENSÉ

Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de Leigh Bardugo, ce n’est même pas le premier livre de Leigh Bardugo à prendre place dans ma bibliothèque et pourtant c’est bien le premier roman de Leigh Bardugo que je lis et, c’est officiel, j’en suis tombée amoureuse !

Je classe l’obscénité dans la même catégorie que les déclarations d’amour. A utiliser avec parcimonie, et uniquement en cas de véritable nécessité.

La Neuvième maison, c’est déjà un très bel objet, un des derniers nés de la très talentueuse maison d’édition De Saxus qui nous régale souvent avec ses couvertures élaborées et soignées et sa communication à suspense. Mais c’est également un premier tome qui tient toutes ses promesses et qui — Stephen King avait raison — est impossible à lâcher.

Voilà l’effet qu’avait la magie : elle révélait la personne que vous étiez avant que la vie ne vous retire vos croyances en l’impossible.

D’abord, l’univers, aussi sombre que la couverture, nous entraine dans les allées de Yale, université américaine prestigieuse qui réunit en son sein des ambitieux, des génies, des intellectuels, des bourreaux de travail et Alex Stern, notre héroïne — qui détonne légèrement dans ce décor. Alex, Galaxy de son vraie nom, est plutôt du genre brut de décoffrage et on adore. Son franc parlé, sa témérité, sa manière de toujours foncer sans se poser de question, ça dépoussière un peu les héroïnes qu’on à l’habitude de voir. Elle évolue dans un Yale un peu différent de celui que l’on connait, sur fond de magie, exécutée plus ou moins habilement par des sociétés secrètes que rien ne semble pouvoir contrôler. À part, peut-être la maison du Léthé, gardienne de l’ordre. Et c’est justement dans cette maison qu’Alex va faire ses armes grâce à une particularité que je vous laisse découvrir dans les pages du roman.

Un mensonge ne devient un mensonge qu’à partir du moment où quelqu’un y croit.

J’ai adoré les va-et-vient entre présent et passé, j’ai adoré les personnages principaux et secondaires (même les méchants qui sont si bien travaillés), j’ai adoré l’univers sombre des sociétés secrètes dans une université de prestige où l’argent laisse croire à leurs membres que rien ne peut les arrêter… J’ai adoré le trio formé par Alex, Darlington et Dawes, les relations qui se tissent, la confiance qui nait de l’adversité. Tout est juste, chaque chose est à sa place et rien ne manque à ce roman pour en faire une pépite. Il faut tout de même s’accommoder des longueurs, qui pour une fois servent l’histoire, mais qui peuvent laisser les plus impatients frustrés, ou pire, ennuyés.

En bref, c’est une de mes meilleures lectures de l’année, et je vous le recommande vivement si vous aimez les thrillers sur fond de fantasy, le paranormal, les sociétés secrètes et les héroïnes qui en ont !

Titre : La Neuvième maison
Auteur : Leigh Bardugo
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 525 pages
Date de sortie : 27 août 2020
Prix : 19,90€
Éditions : De Saxus

Challenge Bingo du PLIB

Challenge Bingo du PLIB

Si vous passez par ici de temps en temps, vous devez savoir que je fais partie du jury du PLIB 2020 pour mon plus grand bonheur. Grace à ce prix, j’ai pu découvrir des auteurs, des maisons d’éditions et des histoires incroyables. J’ai également pu donner leur chance à des ouvrages auxquels je n’aurais sans doute jamais prêté attention sans ce prix.

Tout au long de l’aventure, les organisateurs nous chouchoutent et nous permettent surtout de vider nos PAL grâce à des challenges (surement pour se faire pardonner d’y ajouter autant de livres dans l’année :D) Bref, le dernier en date n’est autre que le bingo du PLIB que j’espère bien remplir en entier avant la fin du mois de mai. Le but, vous l’aurez compris, est de valider des lignes, et la grille en entier si le cœur nous en dit, afin de remporter des points pour notre équipe. #teammages

Il existe deux types de cases, celles qui concernent la lecture et celles qui concernent le quotidien comme « lire un livre en portant un accessoire estival » ou encore « cuisiner son pêché mignon ».

Je vous laisse donc découvrir ma PAL pour le #bingoduplib :

Lire un roman du PLIB 2020

Je suis fille de rage de Jean-Laurent del Socorro (ActuSF)

VALIDÉ


Lire une suite de saga

Prince captif #2 : Le guerrier de C.S. Pacat (Milady)

VALIDÉ


Lire un roman de la ME gagnante du PLIB 2018

Les sœurs carmines #1 – Le complot des corbeaux de Ariel Holzl (Mnémos)

VALIDÉ


Lire un livre avec une fleur sur la couverture

Éternels #1 : Evermore de Alyson Noël (Michel Lafon)

VALIDÉ


Lire une autrice francophone

Gardez l’œil ouvert de Victoria Charlton (Les Éditions de l’Homme)

VALIDÉ


Faire une relecture

Harry Potter et le prince de sang mêlé de J.K. Rowling (Gallimard Jeunesse)

VALIDÉ


Lire un livre de moins de 200 pages

Love Story de Erich Segal (J’ai Lu)

VALIDÉ


Lire un livre hors SFFF

Heartstopper #2 : un secret de Alice Oseman (Hachette)

VALIDÉ


Aussitôt acheté, aussitôt lu !

Prince Captif #3 : Le roi de C.S. Pacat (Milady)

VALIDÉ


Lire un roman SFFF sorti en 2020

Les brumes de Cendrelune #2 : La symphonie du temps de Georgia Caldera (J’ai Lu)


Lire un roman de la ME gagnante du PLIB 2019

Chroniques Homérides #1 : Le souffle de Midas de Alison Germain (Les Éditions du Chat noir)


Lire un livre d’une ME peu connue

Le Monde d’Elianor de Liah Waureel (Cyplog)


JOKER

Hell de Lolita Pille (Le Livre de Poche)

hell

VALIDÉ

Ashlon de H. Roy

Ashlon de H. Roy

Ashlon

À Aurora, chaque citoyen a sa place, mais une place se mérite.
L’avenir de Sigal, destinée à transmettre le Savoir, semblait tout tracé avant que sa sœur ne fasse une chute fatale. Contrainte de la suppléer au cœur de l’Essaim, le bras armé de la cité, la jeune femme de 18 ans est propulsée dans un univers impitoyable et lutte chaque jour pour se montrer à la hauteur de sa mission.
Lors d’une ronde, le destin met sur sa route un inconnu dont la présence sur le territoire est sans doute illégale. La loi voudrait qu’elle le dénonce, voire qu’elle le tue. Or, pour une raison obscure, Sigal n’est pas certaine de pouvoir s’y résoudre. Et cela pourrait lui valoir de très gros ennuis…

CE QUE J’EN AI PENSÉ

On pourrait croire à une simple romance et pourtant, l’univers construit par l’auteure nous plonge dans une société complexe aux règles bien établies et à la solidité éprouvée. Pourtant, dès les premières lignes, on comprend qu’une jeune femme pourrait bien venir briser les codes et mettre un bon coup de pied dans la fourmilière. Sigal — c’est notre héroïne — est loin d’être la jeune fille effacée que l’on imagine au départ. Certes, elle s’est résignée à jouer les remplaçantes pour sa sœur jumelle, accidentée et lourdement handicapée, à n’être qu’une roue de secours même aux yeux de sa propre mère et à subir les moqueries incessantes de ses camarades Élites bourrues et arrogantes. Mais contrairement à ce qu’elle laisse paraitre, elle n’est pas en reste lorsqu’il s’agit, au choix, d’envoyer une bonne répartie ou un bon coup de poignard !
La très jolie plume de l’auteure est un atout indéniable. La lecture est fluide et agréable, les pages défilent rapidement et on est vite happé par l’histoire. La construction des personnages est très soigné, de même que la société dans laquelle ils évoluent. Rien ne semble laissé au hasard, ni les castes, ni les évènements, ni même les pérégrinations de Sigal. Chaque sortie nous dévoile un peu plus de la richesse d’Aurora, ses couleurs, ses quartiers et ses habitants, mais également tout ce que l’auteure ne nous dit pas réellement. Une lecture attentive fait apparaitre les détails que H.Roy nous chuchote : la manière dont la vie s’organise dans une société post apocalyptique, la régression technologique au profit de le vie en communauté plus simple…

« Ton histoire est déjà écrite ; nul n’en connait la fin, car elle t’appartient. La Nuit venue, lorsque le moment de formuler tes Vœux arrivera, n’oublie pas ceci : dans l’obscurité, les fleurs périssent. »

Sigal n’est pas la seule à avoir piqué ma curiosité. Elle forme avec sa meilleure amie, Perle, un duo détonant. Si les deux jeunes femmes ont trouvé un soutien inébranlable l’une dans l’autre, elles sont également très différentes, ce qui les rend complémentaires. Perle semble si forte, si sûre d’elle qu’on la suivrait au bout du monde. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de la mère de Sigal, Néri. Tout en complexité, elle cache ses fêlures derrière une insensibilité de façade. Et quand bien même il serait difficile de cautionner son comportement, j’ai trouvé que c’est justement cette dualité, entre froideur et sensibilité, qui rend le personnage incontournable et qui nous donne envie de gratter le vernis pour découvrir ce qui se cache en dessous.
Évidemment, je ne peux pas parler des protagonistes sans citer le personnage éponyme, Ashlon ! Même si le roman est résolument tourné vers le féminin, quelques hommes sortent du lot et Ashlon ne fait pas exception. J’étais moins sensible à son charme que je m’y attendais, peut-être parce qu’il est un peu caricatural : beau, musclé, fort et tatoué, le bad boy par excellence qui cache des blessures du passé. Un vrai personnage de new romance, et on ne va pas se mentir, c’est du vu et revu. Malgré tout, son personnage fonctionne parce qu’il est mis en valeur par celui de Sigal, qui lui donne la réplique. Sans cela, j’aurai même pu me demander pourquoi il avait donné son nom au roman…

« De quel droit…? je persifle, les yeux brûlants de colère. Ce qui s’est passé entre nous ne t’autorise pas à me parler sur ce ton, ni à t’immiscer dans ma vie. Tu n’es pas en terrain conquis, ici, Ashlon, et je ne suis pas ta soumise. Tu n’as pas d’ordres à me donner. »

Sigal évolue dans un univers où les femmes représentent le pouvoir suprême dans toutes les strates de la société. Ainsi, et c’est ce qui m’a de suite séduit, ce sont elles qui dirigent et constituent l’armée et ses corps d’élite, la justice et le savoir, le tout sous l’œil avisé d’une souveraine. Lorsqu’on s’enfonce dans l’histoire, on peut facilement se demander pourquoi une société matriarcale qui à l’air de fonctionner convenablement laisse encore les hommes avoir le dessus sur les femmes quand il s’agit des relations qui les lient ! Mais, même si tout ceci m’a hérissé le poil sur le moment, j’ai compris avec le recul que la force du récit de H.Roy résidait justement dans la justesse de la société qu’elle a imaginé. Pourrions nous vraiment croire en un état dirigé uniquement pas des femmes dans lesquels les hommes seraient soumis et rabaissés au rang d’objet ? Eh bien non parce qu’il ne peut en être ainsi. Ce n’est pas comme cela que ça se passerait, pour la simple et bonne raison que les femmes ne sont pas des hommes. En réalité, toute société a ses failles, ses faiblesses et ses compromis. Il fallait donc laisser aux mâles l’occasion d’exprimer leur virilité dans un semblant de dominance et c’est à cette fin que les unions sont extrêmement codifiées.

« C’est notre soumission ! je soutiens en mettant l’accent sur toute la perversité de ce mot. Les Vœux… une sombre mascarade destinée à nous garder sous leur joug grâce au contrôle des naissances, tout en s’assurant l’attachement des Natifs à qui elles nous livrent en pâture pour compenser leur frustration en flattant leur virilité ; un pouvoir contre un autre, j’affirme. Alors pardonne-moi de ne pas me réjouir d’être un lot de consolation. »

J’ai tout de même ressenti quelques frustrations durant ma lecture, rien qui ne me fasse regretter d’avoir ouvert le livre, mais j’avais envie de les partager quand même. La première concerne le format. Peut-être suis-je trop habituée aux sagas, et mon avis s’en trouve biaisé, mais j’ai eu très envie de découvrir ce qui se trouve au delà des frontières auroriennes, à Hystéria mais surtout à Auster ! Et lorsque j’ai refermé le livre, et compris qu’il n’y aurait pas de suite, j’ai ressenti une lassitude à l’idée de ne jamais rien connaitre de l’univers si riche que H.Roy rend pourtant si attirant !
Une autre de mes frustrations concerne le personnage de Perle que j’ai aimé de bout en bout mais qui disparait trop brutalement à mon sens. J’aurai aimé en savoir plus sur la suite de son parcours, après les Vœux et avant le départ de Sigal. Quelques pages supplémentaires ne m’aurait vraiment pas dérangés !
Enfin, last but not least, j’ai eu beaucoup de mal à digérer la scène de la première fois de Sigal… Il faut déjà se faire à l’idée que les deux protagonistes tombent dans les bras l’un de l’autre assez abruptement, mais si on ajoute à ça une première fois qui se déroule comme un charme, je suis navrée mais NON ! Le temps de lever les yeux au ciel une bonne dizaine de fois, je suis sortie de ma lecture sans pouvoir y revenir de suite et ça c’est dommage. Bref, en faire moins ou ne pas mettre les détails auraient sans doute été suffisant pour moi.

« L’Aura, dans son extrême générosité, t’a dotée de la grâce, de la ruse et de la beauté. Ne sous-estime pas ces dons, ils sont la clé de voûte du pouvoir. […] Chaque homme a ses faiblesses, Sigal, reprend-elle dans un doux murmure maternel, comme une berceuse. Exploite-les. Deviens sa faiblesse, et il mettra le monde à tes pieds. »

Malgré quelques grincements de dents, j’ai passé un très bon moment à Aurora. Ashlon est le premier livre à quitter ma PAL du Books to clean challenge, et je suis contente d’avoir commencé sur une bonne note avec cette excellente lecture ! Qu’importe si vous cherchez à lire une romance, une dystopie ou un roman fantasy teinté d’exotisme, vous trouverez votre bonheur entre les pages de ce beau roman !

Titre : Ashlon
Auteur : H.Roy
Genre : Dystopie
Nombre de pages : 380 pages
Date de sortie : 03 avril 2019
Prix : 13,90€
Éditions : J’ai Lu Éditions

Saga Origine | Flamme obscure de Jennifer L. Armentrout

Saga Origine | Flamme obscure de Jennifer L. Armentrout

Flamme Obscure de Jennifer L. Armentrout

Depuis sa rencontre avec Luc, Evie Dasher a vu s’écrouler tout ce qu’elle tenait pour vrai. Difficile de savoir à qui se fier quand une partie de votre mémoire a été remplacée par de faux souvenirs ! Et même si le jeune homme offre son aide de manière désintéressée (ou pas), Evie reste persuadée qu’on lui cache quelque chose qu’elle est sur le point de retrouver, quelque chose au sujet de son identité – actuelle ou passée. Quand une épidémie de grippe mortelle sème la panique au sein de la population, le fragile équilibre de la jeune fille vacille de nouveau. Car, selon le gouvernement, ce fléau ne pourrait être transmis que par contact avec les Luxens…

CE QUE J’EN AI PENSÉ

♦ Attention, si vous n’avez pas lu le tome précédent, cet article contient des spoilers ♦

Vous dire que j’attendais ce nouveau livre de Jennifer L. Armentrout avec impatience serait un mensonge, je mourais carrément d’envie de l’avoir enfin entre les mains ! Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, la saga Lux, dont Origine est le spin-off, est l’une de mes sagas chouchous de tous les temps. Et Luc faisait déjà partie des mes book boyfriends dès sa première apparition dans la saga précédente… alors maintenant qu’il a la sienne, je peux enfin fangirler tout mon soûl !

« Tu n’as vu qu’une partie de ce qu’il peut faire. Moi aussi. Pourtant, j’aime croire que je suis balèze. Ma légion de fans aussi. (Un bref sourire étira ses lèvres et fit ressortir ses fossettes un instant.) Il pourrait détruire tous les immeubles à un kilomètre à la ronde d’un seul claquement de doigts. »

Dans ce second tome, nous retrouvons Luc en excellente forme, fiché de son éternel sourire en coin et de son humour inénarrable, ainsi qu’Evie qui se remet doucement des évènements d’un premier tome loin d’être de tout repos. Si elle est en vie et — autant qu’on puisse l’être après de tels événements — en bonne santé, sa quête d’identité va lui réserver bien des surprises. Depuis qu’elle a découvert toute la vérité sur celle qu’elle était avant, Evie ne sait plus qui elle est maintenant ? La fille décédée de sa mère adoptive ? La Nadia Holliday de Luc ? Aucune des deux ? Ce tome prend alors des allures de quête initiatique dans toute sa première partie et, je ne vais pas vous mentir, j’ai parfois trouvé ça un peu long… Même s’ils sont nécessaires, les efforts de Luc pour rappeler à Evie qu’elle n’a pas à choisir entre celle qu’elle était et celle qu’elle pourrait être aujourd’hui semblent bien inutiles. Malheureusement, les pages défilent et on se prend à trouver qu’Evie pleurniche beaucoup sur son sort, quand d’autres risquent leur vie et celle de leurs familles pour aider les Luxens à retrouver un semblant de liberté.

« Tu m’as demandé ce qu’on faisait maintenant, dit Luc en effleurant mes lèvres avec les siennes. C’est simple : on va trouver les personnes responsables et réduire leur monde en cendres. Rien ne nous arrêtera. »

Lorsque le ton change et que le grabuge commence, la lecture prend une autre dimension et on retrouve une JLA en grande forme ! Des affrontements musclés, des conversations acérées, un humour qui oscille constamment entre légèreté et sarcasme, des guests qu’on adore et de l’émotion à ne plus savoir qu’en faire… On en a clairement pour notre argent. Luc est incroyablement efficace dans ce tome, et même si je savais déjà que ses traits d’humour cachaient une détermination sans faille, j’ai été agréablement surprise par la place que prennent ses sentiments dans ce deuxième opus. La relation qui le lie à Evie est plus puissante que jamais, au point de devenir épique, mais je n’en dirais pas plus au risque de vous spoiler le meilleur. Vous l’aurez compris, j’aime énormément Luc, sa personnalité entière, sans filtre et si singulière. J’ai moins d’attaches avec Evie, du moins jusqu’à ce que son personnage évolue réellement au delà du « qui suis-je ». Après cela, elle redevient cette adolescente intrépide et batailleuse que l’on a rencontré dans le premier tome et son évolution pourrait bien lui donner le courage qui lui manquait pour, enfin, prendre part à la lutte qui se prépare.

« Je ne pensais à rien d’autre. S’il te plaît. Je voulais qu’il m’embrasse. Je voulais me perdre en lui. Je voulais oublier. Et me rappeler à la fois. »

Au fil de notre lecture, on en apprend davantage sur les agissements du gouvernement, en ce qui concerne les Luxens, et sur les actions d’une poignée d’individus, Luc en chef de fil, pour mettre à l’abri ceux qui, non enregistrés, risque à chaque instant de se faire embarquer par les autorités dans un endroit inconnu de tous, mais qui fleure bon le Dédale. On prend plaisir à retrouver certains de nos Luxens préférés, mais pas que, et à assister encore et toujours aux joutes verbales que la présence de Luc ne manque jamais de provoquer. Les accrochages sont nombreux mais les sentiments sont sincères. Et, au risque de me répéter, ce n’est pas seulement pour Evie et Luc qu’on adore cette saga, mais bien pour l’ensemble des personnages imaginés par l’auteure et sans qui cette histoire n’aurait aucun sens. Au delà de l’aspect fantastique, au delà même de la romance centrale, on tombe ici au milieu d’une bande d’amis soudés qui sont prêt à risquer leurs vies les uns pour les autres. Et ça, c’est puissant !

« Nous n’avons pas l’intention de nous cacher pour toujours. Cette ville n’est pas seulement un sanctuaire pour les laissés-pour-compte ou les hors-la-loi. C’est aussi le quartier général de la résistante. »

Sans surprise, j’ai complétement adoré ce tome, à l’instar du premier et de la saga précédente. Ce n’est pas un sans faute comme l’a été Étoile Noire, mais je crois pouvoir mettre ça sur le compte de ma joie de retrouver Luc et l’univers de Lux en général. Celui-ci est peut-être un peu plus long à démarrer, un peu plus introspectif pour Evie et ça m’a fait décrocher légèrement. Mais dans l’ensemble, c’est encore une merveilleuse suite que j’ai dévoré et il me tarde à nouveau de retrouver nos extraterrestres préférés !

Titre : Origine – 2 : Flamme obscure
Auteur : Jennifer L. Armentrout
Genre : Fantastique
Nombre de pages : 576 pages
Date de sortie : 18 mars 2020
Prix : 13,90€
Éditions : J’ai Lu Éditions


LES TITRES DÉJÀ PUBLIÉS

Origine – 1 : Étoile noire
Origine – 2 : Flamme obscure